vendredi 15 février 2008

dans vos boîtes aux lettres aujourd'hui................


Un grand modeste
Parmi ses nombreuses vertus, M. Pagès ne compte pas la modestie. Nous avons droit régulièrement à des couplets enflammés sur ses incomparables qualités de gestionnaire, sur l’aspect providentiel de son action pour notre village… On pourrait y mettre un léger bémol, non ? Heureusement qu’il a géré la commune… c’est bien le moins qu’il lui devait. Et c’est à peu près le cas de tous les maires, qui généralement ont les mêmes dossiers que lui, et vont comme lui à la chasse aux subventions. Mais dans les communes qui nous environnent, on trouve souvent ce qui manque à Lézignan, ce plus, qui fait toute la différence : une chaleur, un aspect riant, une vraie vie associative et sociale, la plus grande part donnée à l’humain, et non pas à la technocratie.
C’est ce plus que nous voulons donner à notre commune. Mais M. Pagès va nous promettre tout cela une énième fois, tout ce qui manque, et qui devrait être en place depuis longtemps !

Urbanisme (encore).....
Entre les banalités et les stupidités, il ne reste rien, selon M. Pagès, de notre réflexion sur l’urbanisme à Lézignan.
Et pourtant, ce qui est banal, c’est bien ce qu’on rencontre à tous les coins de rues… ce qui n’est pas rare. Alors, un urbanisme orienté vers le développement durable, comme nous l’avons proposé, nous voyons ça à Lézignan ? Un habitat social humanisé, dispersé et intégré, c’est la proposition courante que l’on trouve dans le projet de ZAC des Barthes ? Une expansion maîtrisée, qui n’ait pas systématiquement recours à l’expropriation, c’est aussi une banalité lézignanaise ?
Ce qui nous semble banal, au contraire, c’est un certain manque d’imagination qui consiste, par exemple, à empiler les logements sociaux, et à créer des ensembles que d’autres communes décident de raser !
Curieusement, nous avions déjà partiellement répondu aux questions que M. Pagès nous pose sur le sujet. Nous aurons encore l’occasion d’y revenir. Mais il ne nous a pas répondu sur l’état réel de l’engagement Commune-Aménageur… Et qu’en est-il de la décision d’utilité publique ? Le Commissaire enquêteur n’a donné qu’un avis favorable, tout comme le précédent avait donné un avis défavorable pour une modification du POS identique. Un POS qui aurait bien mérité de devenir un véritable PLU plutôt que de le charcuter à nouveau.
Alors, cette DUP, elle arrive ? Nous, nous trouvons qu’elle a déjà bien tardé…

Infrastructures d’abord !
M. Pagès fait semblant de ne pas voir que l’exemple choisi était celui de l’école. Dans ce genre de situation, gouverner, c’est prévoir. Le flux d’élèves était largement prévisible, il n’était pas admissible de bâcler leur accueil en les privant de leur bibliothèque. On a milité pendant des années pour que les élèves du primaire obtiennent leur BCD, qui était le pendant des centres de documentation et d’information du secondaire, ce n’est pas pour qu’on dise aujourd’hui que ce vrai lieu de travail ne sert finalement qu’au prêt des livres !
Et puis… nous sommes nombreux, quand on nous parle d’infrastructures, à garder le souvenir d’événements assez récents.
Qui a écrit dans une lettre adressée en septembre 2006 à tous les Lézignanais : La station d’épuration ne posera aucun problème, puisque nous avions anticipé, lors de sa réalisation, la possibilité du doublement de la population de notre commune ? Il a bien fallu appeler cette affirmation un gros mensonge, puisque l’on découvrait, après vérification, que la station était juste suffisante pour la population actuelle. Voilà qui donne confiance, non ?
De plus, qu’elle soit régulièrement recouverte par les crues de l’Hérault,(photo ci-dessus) on nous a dit que ça n’avait aucune importance. Ben voyons… on se demande même pourquoi le procédé n’est pas plus répandu, ce qui permettrait aux communes de rentabiliser leurs zones inondables.
On trouvait un peu plus loin : En ce qui concerne les besoins en eau potable, la construction d’un réservoir d’une capacité suffisante sera réalisée au cours de l’année 2007, pour une première tranche de travaux. Vous disiez « infrastructures » ?
C’est vrai qu’il eût été dommage de réaliser cela en 2007, et de perdre ainsi une occasion supplémentaire de promesse électorale. Jean-Noël Landry

Aucun commentaire: